L’Assemblée provinciale du Kasaï Central est secouée par une série de pétitions visant quatre de ses cinq membres du bureau. Le président, le vice-président, le rapporteur et le questeur sont accusés de mauvaise gestion.
Plus de quatorze députés sur les trente-deux que compte l’Assemblée ont signé ces pétitions. Ils dénoncent notamment le détournement présumé de 300 millions de francs congolais, censés couvrir les émoluments des députés pour les mois de janvier à mars. Des révocations jugées illégales d’agents administratifs sont également pointées du doigt.
Tensions internes et refus de notification
Les pétitions ont été remises par huissier aux membres concernés, mais ceux-ci auraient refusé de signer les accusés de réception. Ce geste a contribué à accentuer les tensions au sein de l’organe législatif provincial, déjà fragilisé par des soupçons de gouvernance opaque.
Les députés pétitionnaires évoquent en outre une complicité avec l’exécutif provincial. Ils dénoncent l’expulsion de la majorité des anciens agents de la Direction Générale des Recettes du Kasaï Central (DGRKAC) et parlent de manipulations médiatiques orchestrées pour discréditer certains élus.
Une plénière ignorée, des accusations d’étouffement
Selon le règlement intérieur de l’Assemblée, une plénière devait être convoquée dans les 48 heures suivant le dépôt des pétitions. Or, le président a déclaré celles-ci caduques, prétextant un dépassement du délai imparti. Une décision vivement contestée par plusieurs députés, qui y voient une tentative d’étouffer des revendications jugées légitimes.
Thomas Mukonga Tshilumba, depuis Kananga
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