Deux jours après de violents incidents ayant secoué la localité de Kota Koli, plusieurs militaires en formation sont poursuivis en justice. Ils comparaissent depuis le mercredi 23 avril en audience foraine pour des faits graves, notamment le terrorisme, la tentative de meurtre, la dissipation de munitions de guerre et la violation des consignes militaires.

Ces poursuites interviennent à la suite d’une tragédie des deux éléments en recyclage au centre d’entraînement de Kota Koli mardi 22 avril. Ces derniers, visiblement affectés par la mort des deux de leurs compagnons foudroyés, ont semé la panique dans cette localité du territoire de Mobayi-Mbongo.
Des magasins, des boutiques et plusieurs biens de la population civile ont été pillés ou vandalisés. Les militaires impliqués provenaient pour la plupart des fronts de l’Est de la République démocratique du Congo, où ils étaient engagés dans diverses opérations.

Le calme est revenu grâce à l’intervention rapide des autres militaires dépêchés expressément de Kinshasa. Cette réponse a permis de maîtriser la situation et de remettre de l’ordre dans la localité.
Parallèlement, une mission de haut niveau a été conduite sur place par le général de brigade Mulume Oderhwa, sous chef d’état major général chargé des opérations.

Une réunion de concertation a rassemblé les représentants de la population et les autorités militaires. Le chef du groupement Bondo, Mbaye Alpha, s’est exprimé au nom des habitants. Il a accepté les excuses de la hiérarchie militaire et appelé à une cohabitation pacifique entre civils et les soldats.

L’objectif reste clair : restaurer la paix et la confiance entre la population et les forces armées dans cette zone sensible du Nord-Ubangi.
Charité-Dadie Zamba
