jeudi, mai 14, 2026

Tshimbulu menacée par une érosion fulgurante : les rails de la SNCC à cinq mètres du ravin

La catastrophe environnementale n’attend plus. À Tshimbulu, deuxième ville du Kasaï Central, une érosion impressionnante continue de grignoter le sol entre les quartiers Nsele et Tshimayi, frôlant dangereusement les installations de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC).

Il ne resterait plus que cinq mètres avant que le ravin n’atteigne les rails. C’est l’alerte lancée par les habitants, inquiets de voir cette cicatrice du sol progresser à une vitesse alarmante, à quelques encablures de la salle du Royaume des Témoins de Jéhovah.

Transport menacé, habitations en sursis

Si rien n’est entrepris rapidement, c’est tout le réseau ferroviaire régional qui risque la paralysie. Une coupure de plus pour une ligne déjà affaiblie par des années de négligence. Mais au-delà du transport, ce sont des foyers, des écoles, des lieux de culte et d’autres infrastructures publiques qui sont menacés.

“Le Kasaï central, ce n’est pas que Kananga”

Rémy Katenda, jeune résident de la ville, n’a pas mâché ses mots lors d’une interview téléphonique ce dimanche 20 avril :

« Nous demandons aux autorités de cette province de veiller à ce fléau, car il reste plus ou moins 5 mètres avant que l’érosion n’attaque les rails de la SNCC. Le Kasaï Central, ce n’est pas seulement la ville de Kananga », a-t-il lancé.

Les appels à l’aide se multiplient. Les habitants exigent une intervention urgente des autorités provinciales, nationales, et des partenaires techniques pour stopper ce phénomène naturel destructeur.

Tshimbulu, ville stratégique et carrefour économique, ne peut être abandonnée à son sort.

Thomas Mukonga Tshilumba
Depuis Kananga

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