jeudi, mai 14, 2026

Gouvernance des transports : des décisions fermes prises pour assainir la circulation à Kinshasa

Le désordre semblait devenu norme. Dans certains quartiers de Kinshasa, la cabine d’un conducteur valait pour trois, les bus se transformaient en « chambre salon », et les contrôles techniques n’étaient qu’un lointain souvenir. Tshangu, district emblématique de ce chaos organisé, cristallisait les dérives d’un secteur à la dérive.

Mais depuis le 15 avril, le ministre provincial des Transports et Mobilité urbaine, Chief Tshipamba, a décidé de mettre un terme à cette jungle urbaine. Dans une série de mesures fermes et inédites, il entend restaurer une gouvernance rigoureuse et assainie du transport public.

Fini les passagers entassés dans la cabine du chauffeur. Interdite, la « chambre salon » dans les taxis-bus 207. Obligatoire, le passage par les centres de contrôle technique agréés. Impératif, le paiement des taxes de stationnement et de parking selon la procédure légale.

Mieux encore : tout propriétaire de véhicule de transport de moins de 20 tonnes devra, d’ici le 15 avril, déclarer son charroi au gouvernement provincial. Une façon claire de mettre en place une traçabilité, de lutter contre les irrégularités, et surtout, de responsabiliser les acteurs du secteur.

Chief Tshipamba ne veut plus de compromis avec la débrouille. Il oppose désormais l’ordre à l’improvisation, la rigueur à la complaisance. Reste à savoir si, dans une ville aussi tentaculaire que Kinshasa, ces mesures tiendront face aux résistances d’un système informel profondément enraciné.

Rédaction

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