jeudi, mai 14, 2026

Ndanu sous les eaux : les autorités pointées du doigt après le débordement de la rivière Ndjili

Le quartier Ndanu, dans la commune de Limete, est en détresse. Après les fortes pluies qui se sont abattues dans la nuit du 4 au 5 avril, la rivière N’djili est sortie de son lit, inondant les habitations et forçant des centaines de familles à fuir en urgence. Femmes, enfants et personnes vulnérables ont dû abandonner leurs maisons, submergées par l’eau.

« Nous avons tout perdu ! L’eau est entrée brusquement, emportant nos affaires. Les enfants ont froid, nous ne savons pas où aller », témoigne une habitante du quartier Ndanu, en larmes.

À l’heure actuelle, la digue censée protéger la population est totalement invisible sous les flots. L’eau a envahi les rues et les ménages, laissant les habitants livrés à eux-mêmes dans une situation de catastrophe. Pourtant, cette crue dramatique n’est pas qu’un simple phénomène naturel. Elle révèle aussi une négligence des autorités et l’abandon d’un projet censé renforcer la digue.

Un projet de résilience urbaine inachevé

Il y a pourtant eu un projet censé prévenir ce genre de catastrophe : le projet de renforcement de résilience urbaine des quartiers de Kinshasa, baptisé Topetola. Financé à hauteur de 15 millions d’euros par l’Agence Française de Développement (AFD) et piloté par l’ancien gouverneur Gentiny Ngobila, ce programme devait notamment consolider les infrastructures de protection contre les crues.

Mais malgré les fonds débloqués, les travaux n’ont jamais abouti. Pire encore, des modifications ont été apportées à la digue sans qu’elles ne soient achevées, laissant la rivière Ndjili libre d’envahir les habitations. Aujourd’hui, les riverains paient le prix de cette négligence, abandonnés face à une montée des eaux incontrôlée.

Où est l’État face à la catastrophe ?

Face à cette urgence, aucune réaction officielle immédiate n’a été observée. Pendant que les familles fuient et que les habitations sont envahies par les eaux, les autorités locales restent silencieuses. La population de Limete, en détresse, attend une réponse rapide et des solutions concrètes.

Laisser une infrastructure inachevée et exposer des milliers de vies à un tel danger relève d’une irresponsabilité grave. Il est temps que les autorités rendent des comptes et prennent des mesures immédiates pour venir en aide aux sinistrés et assurer que de tels drames ne se reproduisent plus.

Rédaction

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