Alors que le Qatar tente d’imprimer sa marque sur la crise dans l’Est congolais, la rébellion conduite par Corneille Nangaa affiche son mépris. La rencontre surprise entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame, mardi 18 à Doha, n’a visiblement pas suffi à apaiser les tensions.
Un jour après s’être retiré des négociations directes avec Kinshasa prévues en Angola, le M23, par la voix de Nangaa, a clarifié sa position : l’initiative qatarie ne le concerne pas. « Nous nous battrons jusqu’à ce que notre cause soit entendue », a-t-il martelé
ajoutant : « En attendant, ce qui s’est passé à Doha, tant que nous n’en connaissons pas les détails et tant que cela ne résout pas nos problèmes, nous dirons que cela ne nous concerne pas. »
Cette déclaration sonne comme un camouflet pour la diplomatie qatarie, qui espérait rapprocher les positions entre Kinshasa et Kigali. Elle révèle aussi les limites d’une médiation qui, sans l’implication directe des groupes armés, risque de rester lettre morte.
