Une occupation illégale sous le regard des autorités
Un marché informel, surnommé L-Michel, s’est installé au cœur de la rue des Cadets, dans le quartier Kamayi, commune de Kananga. Malgré son caractère illégal, les autorités locales se contentent de percevoir une taxe d’étalage quotidienne sans prendre de mesures concrètes.
Un obstacle à la circulation
Situé en diagonale de l’ancien bureau régional de la MONUSCO et près des installations de la SNCC, ce marché envahit la chaussée et les trottoirs. Les vendeurs étalent leurs marchandises directement sur la voie publique, laissant peu d’espace aux piétons. Résultat : une entrave majeure à la circulation et un risque accru d’accidents.
Un refuge faute de mieux
Les commerçants affirment occuper cet espace depuis plus de cinq ans, après leur expulsion du marché Kamayi-Offida. Malgré plusieurs décisions d’évacuation, ils persistent, faute d’un site mieux adapté.
“_Cela fait plus de cinq ans que nous sommes ici. Nous payons la taxe d’étalage tous les jours, mais les autorités ne nous proposent aucune alternative viable_”, témoigne un vendeur.
Un problème d’aménagement urbain
Ce marché pirate illustre le manque criant d’infrastructures adaptées à Kananga. L’absence de solutions pousse les commerçants à occuper l’espace public, au détriment de la sécurité et de l’ordre urbain.
Jusqu’à quand cette situation perdurera-t-elle ? La réponse repose entre les mains des autorités municipales.
Thomas Mukonga Tshilumba, depuis Kananga.
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