À Kananga, capitale du Kasaï Central, la question de la viande de brousse suscite un débat crucial. Face aux préoccupations sanitaires, les autorités locales envisagent d’en interdire la vente et la consommation. Cependant, cette mesure pourrait avoir des conséquences néfastes sur la population.
Pour de nombreuses familles rurales, la viande de brousse constitue une source essentielle de protéines, souvent plus accessible que les alternatives industrielles. Son interdiction risquerait d’aggraver l’insécurité alimentaire et la malnutrition dans des communautés déjà vulnérables.
De plus, une telle interdiction pourrait favoriser l’émergence d’un marché clandestin, où la viande, échappant à tout contrôle sanitaire, exposerait la population à des maladies comme la tuberculose animale ou l’Ébola.
Plutôt qu’une interdiction totale, un renforcement des contrôles et une sensibilisation à la gestion de la viande de brousse seraient des solutions plus adaptées. Cela permettrait de protéger la santé publique tout en préservant les habitudes alimentaires et les sources de revenus des populations locales.
Les autorités doivent privilégier une approche équilibrée, combinant régulation stricte et soutien aux communautés, afin de garantir la sécurité alimentaire tout en limitant les risques sanitaires.
Thomas Mukonga Tshilumba, depuis Kananga.
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